Dans le parc départemental des Chanteraines (92, Hauts-de-Seine), Olivier Dick, le fondateur de Big Green Platform, parvient à suivre, de manière très régulière et de très près, l'évolution d'une couvée de cygnes. Cela lui a été rendu possible en ayant fait la connaissance d'une personne très avisée sur le monde animal et garante officieuse de la protection des cygnes du parc. En échangeant régulièrement avec elle, tout en se tenant longuement aux côtés des cygnes et de leurs cygnons (le plus souvent à moins d'un mètre), l'entrepreneur s'informe sur les diverses caractéristiques de ces oiseaux, notamment la morphologie, la croissance, le comportement ou encore le régime alimentaire. Il documente ses observations avec de nombreuses photographies et prises de vue.
Surtout, le fondateur découvre les multiples interactions qui s'effectuent au sein de ce milieu naturel. Il voit désormais la nature différemment : un parc n'est plus un simple espace de verdure, mais un milieu sensible, fragile, peuplé d'animaux qui interagissent ensemble (coopération, prédation) et qui sont soumis à de multiples menaces, notamment celles d'origine humaine.
Sur une période de trois ans, l'entrepreneur suivra d'autres couvées de cygnes, avec un intérêt intact, lui permettant même d'étendre ses observations (fabrication du nid, période de couvaison).
Le fondateur commence à s'intéresser sérieusement aux problématiques environnementales. Il s'informe sur ce sujet : lectures de livres spécialisés, visionnages de documentaires, prise de connaissance de labels de référence, etc. Il découvre et fréquente certains tiers-lieux écologiques à Paris. Ce nouvel intérêt, grandissant, invite l'entrepreneur à trouver des alternatives constructives pour être en accord, personnellement et professionnellement, avec ses valeurs, notamment celles en relation avec la protection de l'environnement.
L'entrepreneur fait le choix de changer de fournisseur d'électricité et opte pour les services d'un réseau de Sociétés Coopératives d'Intérêt Collectif, dont l'électricité est exclusivement issue de sources renouvelables. Ce choix engagé, citoyen et militant représente pour lui une étape importante dans son objectif d'aligner de plus en plus son mode de vie à ses valeurs. Il deviendra sociétaire de cette coopérative quelques années après.
Le fondateur, qui a alors déjà publié plusieurs livres dans le cadre de ses activités précédentes, édite un essai intitulé Réflexions d'un cténophore. Écrit à la première personne, ce livret-manifeste sur le thème de l'écologie décrit notamment certaines étapes de la prise de conscience de l'auteur des enjeux environnementaux et évoque un certain nombre de problématiques actuelles qui y sont inextricablement liées. Cet essai a pour vocation de sensibiliser lectrices et lecteurs, et de les inviter, doucement mais immanquablement, à s'interroger puis à agir.
L'entrepreneur prend l'initiative de fonder un collectif de créateurs dont la vocation est de soutenir financièrement les acteurs associatifs dont les actions ont des impacts positifs sur la protection de l'environnement. Il parviendra à réunir plus d'une vingtaine d'artistes de domaines différents (arts visuels, sculpture, art upcyclé, art contemporain, etc.) et plusieurs associations bénéficiaires. Cette expérience collective, très enrichissante, permet au fondateur d'avoir une meilleure connaissance des problématiques concrètes auxquelles se confrontent les organisations.
À la suite de sa prise de conscience écologique et de ses premières recherches pour s'informer, le fondateur constate que l'accès aux données intéressantes ou pertinentes se fait, souvent de manière ponctuelle, par de très nombreux canaux : conférences, tables rondes, ateliers, livres, webinaires, pages de blogs, emails, newsletters, flyers, publicités, posts sur les réseaux sociaux, bouche-à-oreille, etc. Il se rend rapidement compte que cet aspect multiple est peu pratique sur le long terme : certains supports se retrouvent noyés dans un flux surabondant d'informations, comportent des liens obsolètes, se perdent ou ne sont plus à jour ; d'autres sont trop spécialisés (une seule catégorie de besoins du quotidien) ou sont présentés de manière peu attirante pour les internautes. Ces informations, pourtant très précieuses, sont presque destinées à l'oubli. Les retrouver représente souvent une gageure. Aussi, l'entrepreneur se rend rapidement compte qu'il n'est pas encore familier avec le jargon et les termes techniques utilisés dans divers secteurs (agriculture, énergies renouvelables, économie circulaire, etc.).
En faisant ce constat, le fondateur, qui apprécie de regrouper et d'organiser des données pour son propre compte, a l'idée d'une plateforme numérique qui soit dédiée à la consommation écoresponsable pour les besoins du quotidien et qui soit régulièrement mise à jour. Celle-ci proposerait, pour chaque aspect de la vie, un accès à une sélection, aussi exigeante que drastique, d'organismes professionnels (entreprises, coopératives, associations) qui, via leur processus de fabrication, leurs produits, leur secteur professionnel, leur stratégie R.S.E. ou encore leur mode de gouvernance, s'efforcent de suivre une démarche résolument écoresponsable.
Le fondateur pose les premières bases du projet Big Green Platform, en développant une première version de la plateforme numérique. Il concentre son attention sur l'expérience utilisateur, notamment la simplicité de la navigation, la clarté des éléments présentés et la pertinence du contenu. L'entrepreneur commence à identifier et à répertorier les solutions de consommation écoresponsable pour certains besoins primaires (s'alimenter, se vêtir, se fournir en électricité) et étend une réflexion sur les autres besoins de la vie quotidienne.
Tout en poursuivant le projet Big Green Platform, l'entrepreneur devient client d'une coopérative bancaire, dont la particularité est de financer uniquement des projets à plus-value écologique, sociale ou culturelle. Il en deviendra sociétaire quelques mois après.
Le fondateur continue de développer le projet Big Green Platform et enrichit la liste des thèmes qui y sont présentés. Il intègre ainsi les thèmes du logement, de la finance, de la téléphonie mobile et du marché de l'occasion. L'entrepreneur porte une réflexion sur les prochains thèmes à intégrer, notamment le transport, l'enseignement ou encore les tiers-lieux écologiques.
Le fondateur cherche le moyen idoine, en matière de structure administrative et de statut professionnel, afin de clarifier ses objectifs et d'amorcer une stratégie de développement concrète et réaliste pour le projet Big Green Platform. Fort logiquement, il se rapproche des Coopératives d'Activités et d'Emploi (C.A.E.), qui proposent un modèle d'entrepreneuriat permettant de créer et de développer sa propre activité dans un cadre autonome, coopératif et sécurisé.
Le fondateur rejoint Coopetic, une C.A.E. spécialisée dans la communication, le web, l'audiovisuel et les médias. Il devient titulaire d'un Contrat d'Appui au Projet d'Entreprise (CAPE) auprès de cette société coopérative.
L'entrepreneur décide dès lors de se consacrer exclusivement au projet Big Green Platform. Tout en suivant une formation commerciale au sein de Coopetic, il rédige les premiers textes descriptifs des organisations référencées sur la plateforme.
Par l'intermédiaire d'un entrepreneur de Coopetic, le fondateur découvre un outil informatique auquel il n'est pas du tout familier, mais dont il décèle instantanément la puissance. Surtout, il comprend très rapidement que cet outil est particulièrement adapté au projet Big Green Platform.
L'entrepreneur prend le risque de repartir d'une feuille blanche et, avec ce nouvel outil, développe une nouvelle version de la plateforme. Il complète les textes descriptifs des organisations référencées et intègre de nouvelles fonctionnalités, notamment les éléments à connotation didactique tels que les sections repères et les infobulles.